samedi 20 mars 2010

Le lieu où les hommes deviennent des dieux : Teotihuacan

Probablement la plus grande cité du monde à son époque (début de l'ère chrétienne). 125 000 habitants. Une hégémonie qui a duré 500 ans (Jusqu'en 650 environ) et puis abandonnée probablement par épuisement des ressources locales.

Quand les Aztèques sont arrivés, ils ont cru que cette cité avait été construite par des demi-dieux... et donc ils ne l'ont pas détruite, pour notre plus grand bonheur. Marche dans le passé, avant même les Mayas et les Aztèques.


C'est immense, grandiose, 20 km2 à arpenter.


À 2500 m d'altitude sous un soleil de plomb sans ombre. Un paysage aride. La tête tourne un peu et rend l'expérience quasiment onirique.


On se recueille devant le temple de Quetzalcoatl, ce serpent à plume qui a ensuite continué sa route dans l'imaginaire des peuples ultérieurs comme les Mayas.

On emprunte la longue avenue des morts (nommée ainsi par les Aztèques qui croyaient que les constructions qui la bordaient étaient des tombes royales).


Et voilà l'imposante pyramide du soleil, l'une des plus grande du monde (aussi large que celle de Ghizé mais un peu moins haute). Construite en brique d'Adobe et terre. A l'origine elle était recouverte de stuc peint de couleurs.


On reprend notre promenade sur l'avenue des morts. Une des rares peintures murales encore conservées nous attend : un jaguar colossal sur des motifs aquatiques.
On atteint la pyramide de la lune, plus petite que celle du soleil mais aussi haute.

Retrouvez Charlie and co sur les images ci-dessus

Et on fini, par le complexe de Quetzalpapalotl, sorte de temple aux colonnades. Il reste quelques peintures murales à découvrir ...

dimanche 14 mars 2010

Ciudad de Mexico (prononcer Mejico à l'espagnole)

Et puis, on ne pouvait quand même pas en rester à explorer seulement notre petit coin de paradis... On a mis toute notre énergie pour sortir de la piscine et de l'océan et prendre le bus pour aller à Mexico. Nous avions décidé de partir sur la trace des peuples précolombiens. En effet, il existe tellement de richesses dans ce pays qu'il fallait bien s'en tenir à un thème, et cela collait bien avec notre curiosité pour les civilisations disparues et nos voyages en Egypte et à Rome.

Voyage de 6h en bus super confortable (c'est un réseau de bus très bien développé qui permet de faire le pays de long en large, et beaucoup moins coûteux que l'avion et beaucoup plus sûr que la voiture car les mexicains conduisent comme des fous).

On arrive dans Mexico, notre hôtel est dans la zona rosa, prémonitoire des élections régionales en France. On ne s'attendait pas à grand chose de précis, mais ce qu'on découvre est une capitale à l'architecture variée et comportant des bâtiments qui sont de vrais bijoux. Nous sommes éblouies par une ville qui n'a rien à envier à nos capitales européennes. On pourrait vous en mettre des photos, des photos. Malheureusement, il faut faire une sélection.

On commence par la Catedral Metropolitana, 3 siècles de travaux, achevée en 1813

Altar de los reyes

Les deux orgues du choeur


Sagrario Metropolitano, collé à la Cathédrale

Et puis on abandonne vite le guide du parfait touriste pour se laisser porter. Parfois on se sent comme à Paris... On marche, on marche, on marche.


Palacio de Bellas Artes



Et puis, parfois on se sent vraiment dans un pays hispanique : la casa de los azulejos, du 18ème.



Il existe de nombreuses boutiques très fréquentées qui proposent des essences naturelles en tout genre et vous préparent des mélanges pour soigner tout sortes de maux ... et peut-être même des filtres d'amour qui sait.


Petite pose réconfortante avant la tombée de la nuit à la Dulceria de Celaya (ma photo est nulle, alors en voilà une autre).



On continue de marcher sous le soleil couchant


Et puis Mexico by night




Une merveille. Seulement 1/2 journée à y consacrer, c'est peu mais on voulait se centrer sur le Mexique précolombien, alors on ne peut pas tout faire ... La prochaine blog-carte sera consacrée aux Olmèques, Mayas, Mixtèques, Azthèques ...

dimanche 7 mars 2010

Pas de carte postale d'Acapulco


Et bien non, vous ne recevrez pas de carte postale d'Acapulco ou de Mexico car la poste y est totalement défaillante et les seules cartes postales qu'on trouve sont racornies et décolorées par le soleil et le trop grand nombre de semaines passées à attendre d'intéresser un touriste. Alors vous devrez vous contenter de blog-cartes, certes moins personnelles mais, je vous promets, plus nombreuses.


La première blog-carte commence classiquement :

iHolà! la familia y los amigos.

Somos en vaccaciones en la bonita cuidad de Acapulco. Sol calor, playa, tequila, tacos au pollo en petit roulos y albercas.


La baie d'Acapulco sur l'océan pacifique.

Bref, tout va bien. Les filles mènent une vie d'enfer entre les vagues généreuses de l'océan et les piscines.


La vue de notre balcon

Nous sommes dans la vieille partie de la ville (vieja cuidad), proche du marché aux poissons et du Zocalo. Le règne des artisans.


Les barques qui alimentent le marché aux poissons dont les pélicans sont les rois


Les artisans préférés des Mariacchis

La moitié de l'hôtel est occupée par des retraités canadiens, vraiment club du 3ème-4ème âge et même certains avec des cannes. Ils viennent au Mexique fuir l'hiver pendant 5 / 8 semaines, lève-tôt et couche-tôt. Ils se renseignent rapidement sur qui sont ces trois femmes parlant français avec un fort accent et essayant de parler espagnol : "oh, vous n'êtes là que pour 2 semaines, c'est court". Ils nous donnent des astuces pour acheter le meilleur poulet rôti de la ville...

Le reste de l'hôtel est occupé par des familles mexicaines avec des enfants en bas âge bruyantes et joyeuses, couche-tard et lève-tard. Autant dire que ces deux mondes ne se fréquentent pas beaucoup.



Cherchez les erreurs sur l'image qui font nettement baisser la moyenne d'âge du bus de l'hôtel

Nous sommes loin de la partie dorada de la ville : le luxe balnéaire d'il y a 30 ans, construit pour profiter de l'océan et de la baie, délaissé au profit de la partie diamanté, le nouveau luxe qui propose des hôtels aux larges piscines paysagères, golf, spa, fitness center, tennis et magasins en tout genre (enfin le genre louis vuiton plutôt) car l'océan ne suffit plus et qu'il ne faut surtout pas sortir en ville.


D'ailleurs nous avons profité gratuitement des installations d'un resort 5***** pendant 2 jours contre démonstration pour nous y vendre un appartement, à un prix d'ami, cela va sans dire.



Bref, un voyage plein de contraste et je vais encore vous en raconter pas mal ... lors de la prochaine Blog-carte...