vendredi 3 août 2007

Icite on parle Francais

Precision : Le symbole de la region du Quebec (80 % des Francophones du Canada) est la Fleur de Lys, celui du pays Canada (tres grande majorite Anglophone) la Feuille d'Erable.

On ne vous fera pas un cours d’histoire sur le Québec. Mais la vie (et la survie) de la langue Française au Canada est passionnante. Il y a eu des luttes politiques, des lois (notamment la loi 101 imposant le Francais comme langue officielle unique pour le Quebec, il y a tout juste 30 ans), des débats encore importants que nous n’imaginions pas. Avant ce mois-ci, nous n’avions même jamais entendu l’expression de « Français international », qui est plus accessible (en termes de vocabulaire et a priori d’accent) que le « Français de France » que nous parlons. Le résultat est que nous sommes a l’étranger, dans un pays d’Amérique du Nord, qui est très mixte et ou tout le monde doit parler Français (c’est la loi) mais ou ne sommes pas toujours compris. C’est assez bizarre, mais au moins cela nous sort de notre petit cocon franchouillard.
Heureusement, les filles sont là. Accueillies par Lauri-Anne (la fille de Liette, qui a 10 ans) et acclimatées pas la tele, Elsa et Fany nous aident à comprendre et parler Québécois. Elles ont même apprécie le film des Simpson en Québécois (doublage et blagues spécifiques et INCOMPREHENSIBLES pour le Français moyen). Merci les filles. C’est pas Felix, ni moi qui allons aider : en effet, je suis des méthodes de perfectionnement d’anglais (soi-disant pour éviter de me retrouver gene lors de ma recherche d’emplois) et Felix ne pense qu’à parler anglais pour draguer les hôtesses anglophones de la compagnie aérienne. Exemple de dialogue dans l'avion :
« - Papa, elle parle anglais l’hôtesse ?
- Oui Felix.
- Alors comment on dit tu es très belle en Anglais ? ».
Avec nous deux, la survie du Francais au Québec n’est pas assurée.

Petit exemple au quotidien : Au Quebec il n'y a pas ecrit "Stop" sur les panneaux de stop, mais "Arret". Le mot "stop" est tellement courant en France qu'on a oublié que c'était de l'Anglais. Avant, en France, c'était écrit "Halte"

Pour les curieux, il existe de bons dictionnaires Franco-Quebecois sur internet :
http://www.haypocalc.com/quebec/glossaire/

Pour les plus motives, apres une bonne lecture du dico, faites moi une traduction du texte qu'on retrouve dans le message intitule "Joual Quebecois"

jeudi 2 août 2007

Les découvertes

Ce qui surprend tout d’abord, c’est que les gens sont super accueillants et très aidant pour nous montrer les bons trucs.
L’administration est beaucoup plus simple, à notre service, pas arbitraire, sans qu’on se dise que cela va changer d’un interlocuteur a l’autre. C’est tellement facile d’obtenir le bon renseignement. On sait déjà qu’on va regretter l’absence de bureaucratie quand on va rentrer. Exemple. J’ai un problème de permis de travail sur lequel la dénomination de ma job est erronée : Mc Gill (la fac qui m’emploie) s’occupe de tout pour le modifier … trop simple.

La nature est magnifique, l’espace à volonté. tout est plus grand : les voitures (pas de smart ici), les rues sont tellement grandes et tellement longues qu’un bus ne fait le parcours que d’une rue. Les cuisinières et les frigos sont demesures.

Montréal est une ville très accueillante avec de nombreux quartiers differents et attachants: le vieux Montréal, le quartier international avec ses buildings, le quartier chinois, le quartier du Plateau jeune et branche …

Ils font vraiment énormément référence à l’Europe et en particulier la France, dans la presse et la pub. Je ne pensais pas que c’était si présent. On ne se reconnait d’ailleurs pas toujours dans leurs références. Cela peut vouloir dire du vrai vieux, ou du faux vieux (dans le bon sens du terme), ou un certain raffinement, mais pas toujours.

Je vais étudier cela de près pour comprendre ce que cela représente dans leur imaginaire…

mercredi 1 août 2007

L'acclimatation




D’abord, on a bien su prendre le rythme horaire. En deux jours, on ne vivait plus qu’à l’heure québécoise et TOUTE la famille (même Isabelle!!), s’est mise à se lever entre 7h et 8h30. Le décalage se fait un peu sentir lors de la première semaine, mais la fatigue que nous ressentons est aussi due a la chaleur. Heureusement Liette et Pierre, nos « parrain et marraine » d’installation, ont eu la bonne idée d’avoir aussi une grande piscine. Ils nous prêtent une voiture, nous aident à trouver les meilleures « affaires », nous présentent les meilleurs coins pour faire les courses. Nous avons donc été dans les meilleures conditions pour préparer notre installation. Liette et Isabelle furent responsables de l’organisation et des bonnes affaires. Pierre et moi avons plus gere des corvées de meuble ou de peinture de notre haut de dupleix.
Enfin, au-delà de cela, l’accueil général est merveilleux ici. Les administrations sont rapides, fiables et courtoises. Les gens sont relax en voiture, souriants dans les transports en commun et il y a plein de soleil en août : tout le contraire de Paris. La ville baigne sous un superbe soleil d’été. C’est l’idéal pour la découvrir avant « l’épreuve » de l’hiver (tout le monde nous le dit, les Québécois comme les nouveaux arrivants).
Y a-t-il eu des jours de pluie ? Oui, quelques averses fin août (ce qui paraît est exceptionnel, même ici il n’y a plus de saisons), mais surtout les deux seul jours de grosses pluies ont été le jour de notre déménagement et le jour de la rentrée des classes pour les filles !