lundi 20 août 2007

Les loisirs

Comme on est en vacances, on peut bien profiter de la nature.
(Ces messages correspondent au mois d’août. On les publie en différé, mais on espère bien arriver à se mettre à jour ce mois-ci. De plus le narrateur n’est pas toujours le même, à vous de découvrir qui écrit quel message. Bises).
Un lac du Parc Mont Royal, au coeur de Montreal,
quand on vous dit que c'est vert le Quebec en plein mois d'aout


Rando en vélo aux iles de Boucherville. À peine a 30 mn de la maison et on est en pleine nature. Nous avons fait une randonnée de 20 km, avec Félix derrière dans une carriole. On a vu des daims, une marmotte, des étangs, des roseaux toute la journée. On a retrouvé notre Vaulien et notre Sologne locale.

On profite aussi des activités culturelles : abonnement aux théâtres, lecture de Michel Tremblay ("le Coeur decouvert" est superbe, merci Louise ;-), musées ... des immenses bibliothèques (on n’achètera pas de livres ici, ils sont très chers car le plus souvent importes et comme Elsa et Fany en ont déjà lu 11 depuis notre arrivée, dont Elsa 7…), des théâtres...
Je suis allée avec les filles voir une expo de Bruce Nauman au musée d'art contemporain, elles ont beaucoup accroché avec le concept : « Réveille toi, dis quelque chose, tu n'es pas une machine, il faut remettre en question la guerre et la violence qui est en nous … » tout un programme de discussions sympas.

La tele est bof, comme en France mais avec en plus de la pub, pub et pub. On a quand même regardé « Little miss sunshine » en anglais (les filles l’avaient déjà vu) Fany semble bien comprendre en anglais, c’est chouette. Même si on peut se passer de l’Anglais complètement, la pratique est assez accessible et on va se faire un programme de progression accelere. Déjà, on prend quelques réflexes. On ne met plus un levis, mais des « livays », des converses mais des « connveurse », on achète des appareils au rayon « hay fay » (hi fi). Donc l’acculturation va bon train.

C’est aussi le pays de la Consommation, très américain du nord. On achète son café à emporter chez Tim Hortons (LA chaine de cafe/resto rapide made in Canada) etc. Difficile de trouver des choses en petite quantité. Royaume du rabais, du « 2 pour 1 » et de la promotion. Le mercredi et le vendredi on reçoit des bons de réduction dans notre boite à lettre : les publisacs. On pourrait occuper nos journées avec cela. Tous les magasins proposent des cartes de réduction, de fidélité … les centres commerciaux sont bien plus grands et agréables (autant que cela peut l’être) qu’en France.

Montreal est la ville avec le plus de restos par tête d’habitants, très bons et pas chers. On brunche le dimanche.

C’est aussi le règne de la sauce et des plats tout prêts avec gras et sucre et sel ajoute pour plus de goût. Faire ses courses est amusant, et aussi un peu écœurant. On trouve ses repères. Les produits de base sont très bons, comme les légumes. On fait régulièrement nos courses au marche Jean Talon : que des fruits et légumes magnifiques partout, a perte de vue. Cela va être la saison des bleuets (sorte de myrtille). On se régale d’asperges vertes fines, de courgettes savoureuses (et jamais amères). De poivre au sirop d’érable (très bon sur le poisson et viande blanche) des canneberges enrobes de chocolat. Par contre, le fromage est hors de prix, même si la production québécoise est très bonne, ainsi que le vin et le chocolat. On s’en passe bien mais on sait déjà que cela sera un de nos grands plaisirs en revenant. J’ai découvert un super marche libanais Adonis ou on peut acheter toutes les herbes fraîches. Un régal.

On a acheté des vélos d’occas. C’est assez plat et donc propice au vélo. on fera les courses avec. En effet, on ne peux pas acheter de voiture mais Liette nous en prête une le week-end tous les 15 j (MERCI Liette). Et puis si on en a besoin, on en louera une de temps en temps.

lundi 6 août 2007

L’appartement


Nous sommes au premier etage, avec notre entree privative sur la droite. C'est ce qu'on appelle un haut de dupleix.

A y est. Apres presqu'une semaine chez Liette, on s'installe dans notre nouvel appartement. Tout est accessible à pied ou en vélo.


Il est très grand, il fait environ 120 m2, mais impossible de savoir la taille exacte. Ce qui compte c'est le nombre de pieces. On a donc un 7 et 1/2. Chacun a sa chambre et on a, en plus, un grand salon et une salle à manger. On peut accueillir la famille et les amis. On a déjà prévu les lits, oreillers, draps et couettes supplémentaires.


Le salon/salle a mangee

Toutes les petites différences sont un régal. On a fait fort pour installer notre appartement et préparer la rentrée. On a achète toutes les choses de première nécessite :
- les lits : il a fallu maitriser la différence entre lit jumeau, twin ou simple, ¾, lit queen, lit king, lit double : facile
- les « bureaux » qui sont en fait des commodes ici
- donc on ne travaille plus sur des bureaux mais sur des tables de travail, logique
- les douillettes qui sont des petites couettes
- les classeurs qui se nomment cartable … pour un cartable, il faut acheter un sac d’école, logique
- j’ai demande des chaussons, on m’a envoyée au rayon chaussette. Donc il faut acheter des pantoufles ici.
- Etc

Il nous manque un ordi à nous avec les accents (pour l'instant c'est Word qui nous les mets, selon son art aleatoire de la correction. Que les puristes ne se plaignent pas cela aurait pu etre pire ;-).

samedi 4 août 2007

Joual Quebecois

Pour les plus motives, voici un texte a traduire en Francais de France:

"Une crisse de bonne histoire:
Cette histoire est tirée des archives du service des immeubles de l'école polytechnique de Montréal... Le travail du réclamant consistait a descendre du toit d’un édifice de deux étages un surplus de briques qui étaient restées sur le toit.
QUESTION : Monsieur, auriez-vous l'amabilité de raconter les faits de l'accident ? Votre réponse est enregistrée.
RÉPONSE : J'pensais sauver du temps. J'ai fixé un madrier avec une poulie en haut de la batisse et j'ai passé une corde dans la poulie avec les deux bouttes qui descendent jusqu'a terre. J'ai attaché un baril vide au boutte de la corde, pis j'le monte en haut de la batisse. Ensuite j'attache l'aute boutte de la corde à un arbre. Là, j'monte sul toit, pis j'remplis le baril de briques. Ensuite, je r'tourne en bas pis j'viens pour détacher la corde pour faire descendre le crisse de baril, mais le tabarnac de baril est benque trop pesant pour moé et avant que je réalise quoi que ce soit, hostie, le baril me monte en l'air yenque d'une chotte. Là, chu trop haut pour lâcher la corde, j'ava pas le choix, j'ai tenu la corde en hostie. A moitié chemin, j'rencontre le crisse de baril qui descendait; j'en ai recu un calvaire de coup sur l'épaule; tabarnac que ca m'a fait mal...Mais cé pas toute; moé je continue à monter; Rendu en haut, j'me pette la tête sul câlisse de madrier, pis j'me prends les doigts dans l'hostie de poulie... J'pensa parde connaissance. Quand l'baril touche à terre, le fond pette pis l'baril se vide. Asteur, ciboire,chu plus pesant que l'baril ; ca fa qu'hostie là j'descends en tabarnac; pis à moitié chemin en descendant, j'rencontre encore le crisse de tabarnac de baril qui, lui, montait. Y m'a pas manqué l'calisse, y m'a pogné drettes'une jambe; chu v'nu blême. Rendu en bas, j'mécrase sul calisse de tas de briques... J'pensa mourir là. Rendu là, j'me rappelle pu grand chose; chu tout étourdi, ca fa que j'lâche la crisse de corde, pis l'baril se met à r'descendre, pis me calisse un coup s'a tête; pis j'me r'trouve à l'hopîtal. C'est pour cà que j'demande un congé de maladie.
Service des immeubles
, 22 octobre 1975, Ecole Polytechnique"

Bon, je vous accorde que ce sont surtout des jurons. Ici on dit que l'on "sacre", car les gros mots les plus importants sont issus de mots religieux et sacres.
Une aide pour ces traductions sur :
http://www.geocities.com/philipsfo/hostie/glossaire/jurons2.html
Et comme vous avez eu le courage de lire jusqu'ici, je vous donne un dernier lien, c'est le dictionnaire le plus complet que j'ai trouve :
http://perso.orange.fr/fredak/dico/dico_a_c.htm