jeudi 1 novembre 2007

Halloween c’est du sérieux.

Halloween est une fête qui se prépare presque autant que Noël. A l’école, les enfants apprennent des chansons, font des dessins sur ce thème. Les spectacles de citrouilles s’épanouissent un peu partout, des activités de décorations de citrouilles sont proposées jusque dans les musées les plus sérieux … Les devants de maisons fleurissent de citrouilles, monstres, sorcières fantômes …


Alors, nous aussi nous nous sommes lances. On a toujours adore découper notre citrouille d’halloween mais ici, tout prend une autre dimension.

Etape 1 : L’achat des citrouilles.

Plusieurs écoles coexistent : certains préfèrent les citrouilles bien rondes et symétriques, d’autres celles qui ont une forme originale. Le marché Jean Talon offre un choix impressionnant. Il nous a bien fallu 30 mn et l’aide de Félix pour choisir. Du coup, on en a pris 3.





Etape 2 : La préparation de la citrouille.

On prend une forme de découpe d’un coloriage de Félix réalise a l’école et on se lance. Le résultat n’est pas si mal. Des copines viennent l'aider pour decorer le devant de notre maison.



Etape 3 : Le costume.
Apres de multiples essais et construction de costumes en carton et découpages de toute sorte. Félix choisi une option plus simple il sera un maître araignée. Fany veut se déguiser en maudit français avec béret baguette et camembert mais on s’y prend un peu tard pour rassembler tous ces éléments. Ce sera pour l’année prochaine. Elsa sera en sorcière avec un costume qu’une copine lui prête.

Etape 4 : Le jour d’halloween.
Quelques personnes sont déguisées pour aller au boulot. On distribue des bonbons aux collègues. Je récupère même une sucette de la bibliothèque portant l’écusson de Mc Gill (on dit suçon ici, la sucette est le mot réservé pour le suçon français… alors soyons prudents). Je comprends pourquoi cela marche les universités ici. On se fait des blagues épeurantes.

Etape 5 : La soirée elle-même.
Elsa est partie chez une copine pour fêter dignement cela avec 3 autres copines. Elles ont passé la nuit ensemble et regarde Dracula…
Les autres, nous sommes allé chez Liette et Pierre. On a attendu la nuit. On a fait une équipe de collecte de bonbons avec Liette Pierre Laurie-Anne, avec sa magnifique robe de sorcière, Félix en maître araignée, Eric et moi. Fany et Samuel sont restés à la maison pour distribuer des bonbons aux enfants qui venaient sonner.

On a repéré les maisons décorées et qui ont laissé une lumière extérieure allumée (c'est le code). Felix a tout de suite compris que les québécois savent vivre : on sonne chez eux, ils ouvrent, souvent en étant déguisés et ils donnent des bonbons avec le sourire. Il était très motivé pour faire toutes les maisons avec des goodbye ou des aurevoir suivant le cas. Il y a même des mamies qui ouvrent leur porte fermée à double tour pour donner des bonbons. Avec les lumières de la nuit certaines maisons ressemblent à des manoirs hantés.
On s’est aperçu en regardant les citrouilles des autres qu’on avait une marge de progression importante : sorciere, chat etc...



On a récolté un plein sac de bonbons. Le temps était clément et sec donc c'était très agréable, même pour nous. J'espère que Félix ne va pas continuer à sonner à toutes les portes et qu'il a compris que c'était un seul jour.

Etape 6 : Des soupes de citrouille pour prolonger la fête.

On a essayé deux recettes de soupe à la citrouille pour se faire plaisir : une recette de Tarzile dont le site de recettes avec des produits québécois nous a été recommandé par Graciane : avec blanc de poireau, bouillon de poulet, piment d’espelette, coriandre et lait de coco. Et puis pour les moins courageux, la soupe de potiron classique à la crème. Mais on a quand même ajouté les graines de potiron grillées au four.




Des Générations en classe maternelle.

Propulsées, à la demande de l'institutrice, dans la classe de Félix, Isabelle et moi devons tenter de faire comprendre aux chères têtes blondes la succession des générations, le temps qui passe, les changements qui s'y rapportent.

On se lance; Isabelle : "je m'appelle Isabelle et je suis la maman de Félix".

Moi " je m'appelle Martine et je suis la grand - mère de Félix ; pourtant je suis aussi la maman d'une fille ; De qui donc suis-je la maman ? "

Félix radieux lève le doigt (parce que dans cette école les enfants lèvent le doigt avant de parler) mais la maîtresse lui fait comprendre que c'est trop facile pour lui, qu'il doit laisser parler les autres.

Alors, débute le "massacre " : les enfants répondent à nos questions : " tu es la maman de ta fille" , "de ta soeur " " de la soeur de Félix ". La petite blonde aux yeux bleus pétillants, désignant Isabelle du doigt " tu es la maman de la maman de Félix "…..



"ah bon " ... Surprise chez certains ... qui nous observent l'une après l'autre.

Isabelle et moi exposons alors les photos, rangées par ordre chronologique de 5 générations depuis ma grand - mère jusqu'à Félix Bébé , à différentes époques de leur vie.
Isabelle : " qui est la petite fille sur la photo en me montrant à l’âge de 2 ans? "Les enfants : " ta fille" ,"ta soeur " "ta grand -mère "

Isabelle : "et sur cette photo de 3 personnes qui est celle du milieu ? Les enfants : " la soeur de Félix " "ta mère " " ta grand mère". Une fillette " moi j'ai une grand-mère , mais ma maman ne veut pas que j'en aie "


L 'exposé continue, les idées se mettent peu à peu en place; pas chez tous ... A un moment Félix cessa de sourire au milieu des réponses qui fusaient, le regard au bord du doute, et je m'amusai à imaginer ce qu'il pensait à cet instant. Peut-être: "se pourrait-il qu'avant ma naissance maman ait pu être la soeur de Fany " ou " quand je serai papa , maman restera-elle ma maman ou deviendra-telle ma grand - mère ?" Mais le sourire revint vite. Pour l'instant il a des certitudes et la séance est finie.



Les enfants chantent alors toutes leurs comptines pour nous remercier. Mais c'est moi qui les remercie pour ce bain de fraîcheur, d'enthousiasme, de naïveté.

Ils n'ont pas tous bien compris, tant pis ... c'est bientôt Halloween ...Et ça c'est important.

mardi 23 octobre 2007

De l'asperge québécoise.

L'asperge québécoise ne risque pas l'obésité, on pourrait même dire qu'elle a "la taille haricot vert" selon l'expression française. Elle se conserve dans l'eau, comme un bouquet, mais qu'on mettrait au frigo. C'est dommage d'ailleurs, c'est beau un bouquet d'asperges... Si vous voulez les manger vous les mettez au micro-onde, mais surtout en surveillant qu'elles ne cuisent pas ou du moins qu'on en ait pas l'impression. Il faut juste avoir de bonnes dents et ne pas être sensible aux grincements de ces dernières. Mais que c'est bon de les manger en famille et avec les amis.