vendredi 19 octobre 2007

Le marché Jean Talon

Après les Québécois et la nature, le plus intéressant ici sont …. les légumes.
Avec Eric nous avons notre petite visite en amoureux bi-mensuelle au marche Jean Talon. Impossible de vous raconter toutes les merveilles qu’on y trouve, toutes les variétés … on aurait peur que vous veniez vous installer définitivement chez nous … et on a qu’un 71/2. On ne peut même pas vous laisser le ½ sur de la longue durée car c’est la salle de bain. Et avec deux ados, en plus filles, on a vraiment besoin d’une salle de bain … Deux serait même mieux pour que nous puissions y avoir accès avant minuit…. Mais bon. Donc comme on ne peut pas vous accueillir sur du long terme, on va juste vous faire une très pale description de toutes les découvertes possibles au marché Jean Talon.
Nous voila donc un samedi matin, avec notre chariot à roulette (on ne dit pas caddie qui est réservé au golf mais chariot ici), tout un tas de sacs pour rapporter toutes nos découvertes. On se sent l’âme comme quand on va chez emaus (tu vois Christelle) : qu’allons nous trouver ? à quel prix ?
Bref on arpente les allées découvertes, les très nombreuses allées découvertes, avec ce regard pétillant de l’explorateur. Et là, le plus dur est de choisir… « on prend quelle courge mon chéri ??? : la butter nut, la sweet mama, la poivrée, la spaghetti ? On prend une citrouille pour Halloween ? Non c’est un peu tôt. On prend des courges décoratives ? Bof. Notre choix s’arrête sur seulement 4 variétés de courges :
- La courge spaghetti. Grosse et longue, de forme régulière, jaune pâle. Il parait qu’on la met au four pour cuire et puis après on racle avec une fourchette et cela fait des fils comme des spaghettis. On croit à moitié à cette affaire qui ressemble a une légende … mais il semble indispensable d’essayer.
- La courge butter nut. Plus orange mais quand même assez pale, allongée avec une partie renflée. Elle a une bonne tête. Il parait qu’on peut la cuisiner de plusieurs façons. On devrait s’en sortir.
- La sweet mama. Rien qu’au nom, cela peut être que bon… on prend. Une couleur vert foret avec des petits accents oranges. Une forme de petite citrouille un peu aplatie.
- La courge poivrée. Trop mignonne. Comme une fille de sweet mama mais avec une petite queue. Impossible de passer à coté.
Donc nous voila déjà avec 4 courges. Moi qui ne sait faire que la soupe de potiron de Rebuchon… on va être inventif.


On peut quand même pas s’arrêter là dans notre collection de légumes. On attrape en passant des rutabagas qu’ils appellent navet, du persil racine. J’adore cela. Classique. On trouve des navets blancs à la peau très fine. Ils sont trop mignons, si ronds, a la forme parfaite. Ils peuvent être que bons…


On fait une provision des pommes car s’en est venu les pommes. Alors des variétés, des variétés … l’embarras du choix, des noms incroyables… on est moins courageux, on prend des valeurs sûres que les enfants aiment : des pink lady et une autre sorte dont j’ai oublie le nom. C’est Eric le spécialiste de la pomme. On prend quelques prunes, des bleuets, framboises et fraises et artichauts, petites asperges vertes pour compléter.
Au fait, vous savez ce qu’est un bleuet ? … un petit pois étouffé (blague d’enfant racontée par Louise)

Retour à la maison, victorieux. Les enfants doivent passer un à un devant nos découvertes. Ils aiment les légumes. On est chanceux. Ils s’attendent donc à manger de la courge dans les prochains jours… le contrat est tacite.

Cote cuisine. On se lance. Eric a acheté un certain magazine de recettes sur les conseils de Liette. On y trouve une recette de couscous au bœuf épicé et a la courge musquée. Alors la zut. C’est la seule qu’on n’a pas achetée. On commence à se dire que la prochaine fois, on va être raisonnable (je sais c’est un gros mot chez nous) et qu’on regardera les recettes avant de se lancer dans les achats. Oui mais alors le coté exploration et découverte au marché … on se priverait de cela (un autre gros mot chez nous). Bon rapide coup d’oeil sur internet, et bien, vous savez quoi : la courge butter nut = la courge musquée …. Ouf. Donc première recette extra. Les enfants se régalent. Je congèle le reste qui servira pour les lunchs de Fany et de moi. Tout est magique.

Après on avait envie de douceur. Même si nous sommes super bien ici, la famille nous manque un peu … qu’a cela ne tienne on a une sweet mama pour nous sauver. Plein de courage, on se lance dans la soupe avec comme seule recette en back up les souvenirs de la recette de Rebuchon mais sans le poireau car on veut garder le goût authentique. On la coupe. Une superbe couleur orange vif qui contraste tellement avec la peau vert foret (j’espère que vous suivez, pour les autres, reprendre a la description des courges). Mais catastrophe c’est super dur à couper. Comme je fais que du vélo et que cela ne me muscle pas suffisamment pour couper les courges. Je demande de l’aide à Eric qui est super musclé (Si vous me croyez pas, demandez à Félix). Eric aussi trouve cela trop dur. Impossible de la couper en morceau, de l’éplucher et de la faire cuire. Mais idée : la vendeuse nous a dit que certaines courges se coupent en deux et se mettent à cuire au four. Allez on se lance. On fait cuire, on récupère la chair, on met à finir de cuire au bouillon, on mixe … on sert … alors… alors…. Un bonheur. Une texture et un goût de châtaigne et de courge … un petit délice … les enfants se servent 2 fois. C’est toujours bon signe. 2e réussite.


Ensuite on attaque la courge spaghetti et sa légende québécoise… là encore coupée en deux une chair beaucoup plus jaune pâle. On la passe au four. On la sort. On prend un instrument culinaire très compliqué, une fourchette, et on attaque la courge, prêts à vérifier cette légende … et bien ils ont raison. En raclant avec la fourchette on détache des filaments qui on l’air de spaghetti… c’est pas pour autant filandreux dégoûtant pantoute. C’est même appétissant. On met un peu de beurre, de sel et de poivre pour garder le goût le plus proche du légume. Là, on a beau dire à Félix qu’on a fait des spaghettis de courge, il s’aperçoit quand même de la supercherie. Il aime pas. Il veut essayer avec du ketchup, logique, il aime toujours pas. On n’aurait pas du dire que c’était des spaghettis de courge. Ce serait mieux passé. Tous les autres, nous nous régalons. Et de 3 réussites.



Si vous avez bien suivi, il ne reste plus que la courge poivrée (pour ceux qui ont du mal à suivre, reprendre plus haut). Je peux pas vous dire, j’ai pas encore cuisiné mais Liette me parle d’une recette de courge poivrée farcie. Je crois que cela sera la prochaine tentative.

Bref heureux comme des courges …

Si vous en avez marre. On peut s’arrêter là. Et puis non, je résiste pas à l’idée de vous faire saliver avec :

- La soupe de persil racine : on coupe ce légume tarabiscoté et poilu, on le fait cuire, sel poivre, on mixe et là, une super soupe qui ressemble à du céleri rave mais au goût moins prononcé. Le goût de persil a disparu.

- Les asperges fines vertes, cuites au micro-onde, et qui restent croquantes. Ma mère dirait plutôt qu’on les « cru » au micro-onde. On est en désaccord total sur ce point. Nous les aimons croquantes, elle les aime trop cuites …

- Les petits fruits sur de la glace au yaourt. Belles couleurs. Croquer dans du bleuet, c’est une sensation très agréable, pas acide, douce.

- Les pommes cuites avec du sirop d’érable accompagnent très bien de la glace, d’autant mieux, qu’on a pris la précaution d’ajouter un filet de cidre de glace.

- Les navets blancs a peine épluchés, sautes comme des patates rissolées (merci Louise pour le tuyau de son enfance).

Allez, si vous venez nous voir, on vous fera essayer des trucs. On est fins quand même (fins=gentils, car pour les autres sens de fin, je me prononcerais pas).

On sait déjà que toutes ces richesses vont nous manquer en rentrant en France.

4 commentaires:

yowen a dit…

ça donne envie, moi aussi je ferais bien la courge....
continuez à tester et apprendre de nouvelles recettes, on arrive bientôt.

Gracianne a dit…

Oh la la, j'ai loupe plein de trucs moi. Ecrivez pas trop vite quand meme.
C'est super sain tout ca, ca fait envie.
Au fait, dans la soupe de Robuchon, y'a pas de poireaux.

Anonyme a dit…

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