Après les formations destinées aux nouveaux immigrants sur :
- Comment faire un CV en Amérique du Nord (2 pages minimum, comprendre les équivalences de postes et de diplômes, pas trop de blabla sur les études, des exemples concrets de taches réalisées, une liste de personnes référentes pour confirmer ces dires...).- Éviter les malentendus culturels (ne JAMAIS être en retard, parler moins mais de manière plus précise, comprendre la culture du consensus qui est très développée dans le travail au Québec...)
Il faut passer par l'étape :
- Se faire des cartes d'affaires et développer un réseau de connaissances sur son secteur d'activité. En fait l'embauche se fait surtout à partir de rencontres, très peu à partir des annonces et des candidatures spontanées. C'est d'ailleurs aussi le cas en France, mais c'est plus clair icitte.
- Souvent passer par du bénévolat. C'est le meilleur moyen pour accélérer son adaptation aux rythmes, aux mots, à l'humour...au Québec quoi. C'est aussi un très bon moyen pour rencontrer un futur employeur qui vous voit travailler, interagir en groupe...
- Solliciter un maximum de rencontres pour parler travail avec votre entourage et bénéficier de leur propre réseau de connaissance. Cela vous aide à multiplier les prises de contacts. Les gens sont toujours content de parler de ce qu'ils font. Souvent ils souhaitent aussi vous voir pour une embauche à prévoir ou faire des simili entretiens pour vous classer et vous mettre en liste d'attente au cas où.

Et enfin :
- Le fameux entretien où il faut souvent passer des tests techniques (pour permettre de valoriser les plus timides et calmer les "beaux parleurs"), échanger quelques mots en anglais et décrocher (enfin) un poste.
J'ai donc passé toutes ces étapes (très motivé car j'avais en tête le chiffre de 30 % de chômage au Québec pour les immigrants) et je commence à travailler lundi. C'est une petite job dans une entreprise d'économie sociale en entretien ménager (les 2/3 de leur public sont des personnes âgées en perte d'autonomie). J'aurai une partie en gestion des plannings et une partie en gestion du personnel. J'ai demandé 4 jours par semaine et il y aura 1/3 du travail en anglais. C'est donc un bon début pour continuer à apprendre et à observer le système québécois. Et cela fait un (petit) salaire de plus à l'approche de Noël !
Le sirop d'érable va couler à flot cette fin de semaine !!